«Bata kula moshi !» : une expression d’avertissement aux récalcitrants qui ne s’en prendront qu’à eux même !

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«Bata kula moshi !»:Une expression d’avertissement aux récalcitrants qui mordront la poussière et la fumée des canon et qui ne s’en prendront qu’à eux même !

Dans le langage populaire et sur le front, une expression swahili circule avec force : « Bata kula moshi » en Province de l’Ituri.

Reprise fréquemment par le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole des FARDC en Ituri, cette formule littéralement « Ils ne rencontreront que la fumée » s’est muée en avertissement clair : qui sème la violence ou la trahison finira par tout perdre et en souffrir.

Une métaphore qui dit beaucoup

Au premier abord, l’image est troublante et presque drôle. Mais son sens profond est sans ambiguïté : dans le contexte congolais, « Bata kula moshi » signifie que les adversaires qui attaquent, qui manipulent ou trahissent la nation seront le premier à subir les conséquences de leurs actes.

C’est une manière populaire et tranchante d’exprimer la détermination à défendre la paix et l’ordre.

Le lieutenant Jules Ngongo en use lors de ses interventions pour faire passer plusieurs messages :

Détermination: les forces loyalistes ne reculeront pas devant les groupes armés ;

Alerte: les provocations et les complicités seront traquées ;

Appel à l’unité: la population et l’armée doivent coopérer pour isoler les ennemis.

« Bata kula moshi n’est pas une menace gratuite, c’est une promesse d’echec prématuré: nous neutraliserons ceux qui cherchent à déstabiliser notre terre », rappelle-t-il parfois, lors de communications publiques.

Un slogan, mais aussi une stratégie de communication

Au-delà de la force de l’image, l’expression sert une stratégie : elle rassure les populations inquiètes, elle dissuade les indécis et elle renforce la posture morale des forces de sécurité. Employée dans des communiqués et sur les réseaux, elle se transforme en cri de ralliement auprès de ceux qui cherchent la paix.

Les observateurs notent toutefois que ce type de rhétorique doit être accompagné d’actions concrètes : protéger les civils, garantir la séparation claire entre opérations militaires et droits de l’homme, et multiplier les actions de proximité (patrouilles, cantonnements, aide humanitaire) pour que la parole traduise bien des effets tangibles sur le terrain.

Entre fermeté et responsabilité

L’usage de « Bata kula moshi » c’est aussi une responsabilité : celle de ne pas confondre fermeté et vengeance aveugle. Pour gagner durablement la confiance des populations, les FARDC et leurs porte-parole sont appelés à conjuguer action sécuritaire, transparence et respect du droit. Autrement dit : faire taire les perturbateurs sans sacrifier les principes qui fondent l’État de droit.

Une invitation à la mobilisation citoyenne

Dans ses prises de parole, le lieutenant Ngongo associe systématiquement la population à l’effort de sécurité. « Bata kula moshi » n’est pas seulement l’affaire des militaires : il s’adresse aussi aux autorités locales, aux chefs coutumiers, aux ONG et à chaque citoyen. Signaler les mouvements suspects, protéger les retours des déplacés, soutenir les jeunes dans des alternatives économiques autant d’actes qui affaiblissent les réseaux d’influence des groupes armés.

Notons que « Bata kula moshi » est donc plus qu’une formule : c’est un avertissement et un appel à l’action. Reste que, pour que la fumée s’évanouisse vraiment, il faudra que paroles et actes convergent, sécurité renforcée, justice visible et solidarité communautaire. Tant que ces conditions ne seront pas réunies, la province continuera d’osciller entre espoirs et défis.

Donc batakula moshi signifie dans ce contexte ils vont mordre la poussière du Canon et en terme militaire les récalcitrants ne s’en prendront qu’a eux même !

Djodjo Djamba

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