Ituri: Les épreuves ordinaires de l’examen d’État ont officiellement pris fin ce jeudi 31 Juillet 2025 sur toute l’étendue de la RDC

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Les épreuves ordinaires de l’examen d’État, session 2024-2025, ont officiellement pris fin ce jeudi sur toute l’étendue de la RDC et à particulier en province de l’Ituri, marquant ainsi la clôture d’un chapitre crucial dans le parcours académique des élèves finalistes du secondaire. À Bunia, chef-lieu de la province, cette journée s’est déroulée sous un dispositif sécuritaire renforcé, avec un déploiement important de policiers dans plusieurs quartiers sensibles pour prévenir tout débordement post-examen.

Une mobilisation massive dans toute l’Ituri

Selon les données du ministère provincial de l’Éducation, plus de 19 000 élèves ont participé cette année à ces épreuves dans la province de l’Ituri. Ces élèves, répartis dans environ 70 centres d’examen à travers les cinq territoires que compte la province (Irumu, Djugu, Mahagi, Aru et Mambasa), ont planché pendant quatre jours sur les matières de leurs options respectives.

Cette participation en légère hausse par rapport à l’année précédente témoigne de la résilience du système éducatif iturien, malgré un contexte sécuritaire encore précaire dans certaines zones.

Un contexte sécuritaire encore tendu

À Bunia, la tension était palpable ce jeudi, alors que des groupes d’élèves finalistes, traditionnellement enclins à célébrer la fin des épreuves de manière bruyante, ont été encadrés de près par les forces de l’ordre. Un déploiement préventif a été effectué dans les quartiers réputés pour accueillir des foules d’élèves, notamment dans les alentours des établissements comme l’Institut de Bunia (Kabengele), le Complexe scolaire Mandela et sur le boulevard de libération.

“Nous avons anticipé tout risque de trouble à l’ordre public. Il s’agit d’assurer la sécurité de tous, y compris celle des élèves eux-mêmes”, a déclaré un officier de police sous couvert d’anonymat.

Des défis persistants

Malgré la réussite logistique de l’organisation, plusieurs défis ont marqué cette session 2024-2025 :
• Insécurité dans les territoires de l’intérieur : Dans certaines localités de Djugu et d’Irumu, les affrontements entre groupes armés ont empêché le bon déroulement des épreuves, forçant certains centres à relocaliser ou à fusionner.
• Retard dans l’acheminement des malles d’examen : À cause du mauvais état des routes et de la rareté des moyens de transport, plusieurs centres ont reçu les épreuves avec retard, compromettant parfois les horaires.
• Conditions d’accueil précaires : Plusieurs écoles ne disposaient pas d’infrastructures adéquates, contraignant les élèves à composer dans des conditions difficiles, souvent sans électricité ni mobilier adéquat.

Perspectives et attentes

À l’issue de cette session, les regards se tournent maintenant vers la correction des copies et la publication des résultats, attendue pour la fin du mois d’août. Pour beaucoup d’élèves et de familles, ces résultats représentent non seulement l’aboutissement d’années d’efforts, mais aussi un espoir d’avenir meilleur dans une région encore marquée par les conflits.

Les autorités éducatives, de leur côté, ont salué le travail des enseignants, des surveillants et des partenaires qui ont contribué au bon déroulement des épreuves, tout en appelant à plus d’investissement dans la sécurité et les infrastructures scolaires.

@Redaction!

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