Ils ont vu la mort de près. Ils ont vaincu Ebola. Aujourd’hui, ils sont de retour parmi nous. Parlons de nos survivants.
Ce jeudi 10 septembre, 12 personnes sont sorties guéries du Centre de Traitement de Bulape. C’est une grande joie. Mais parfois, à leur retour au village, ils rencontrent un deuxième mal : le rejet.
1. Une personne guérie d’Ebola n’est plus contagieuse.
C’est très important à comprendre. Quand un médecin déclare qu’un patient est guéri après deux tests négatifs, il ne peut plus transmettre le virus en serrant la main, en mangeant ensemble, en travaillant au champ ou en jouant avec les enfants.
Il n’est plus un danger pour vous. Il est en bonne santé.
2. Arrêtons la stigmatisation.
Ne les pointez pas du doigt. Ne refusez pas de leur vendre au marché. Ne chassez pas leurs enfants de l’école. Ne dites pas qu’ils ont encore Ebola.
Cette stigmatisation fait plus mal que la maladie elle-même. Elle pousse les autres malades à se cacher par peur d’être rejetés après, et c’est comme ça que le virus continue de circuler.
Un survivant a besoin de notre soutien, de nos félicitations, pas de nos injures.
3. Le survivant est une chance pour la communauté.
D’abord, il est la preuve vivante qu’Ebola se guérit. Son témoignage peut convaincre dix autres malades d’aller vite au centre.
Ensuite, son corps a développé des anticorps. Il est immunisé.
Enfin, il a juste besoin d’un petit suivi médical. Certains peuvent avoir des maux de tête, des douleurs articulaires ou des problèmes de vue pendant quelques mois. Ce sont des séquelles normales. Ils doivent retourner au centre de suivi des survivants pour des soins gratuits. Et pour les hommes, il est conseillé d’utiliser le préservatif pendant quelques mois, car le virus peut rester un peu plus longtemps dans le sperme.
Alors, chers parents de Bulape, si un survivant rentre dans votre quartier, accueillez-le. Fêtez-le. Écoutez son histoire.
C’est un héros. C’est un message d’espoir.
Protégeons nos survivants comme ils nous protègent en témoignant.
Une production du CORACOPI avec l’appui financier de la confédération Suisse, à travers la Direction du développement et de la coopération DDC, en collaboration avec le Ministère de la Santé Publique de la RDC.
Héritier MOGA SODO.












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