À Shun 1, dans la commune de Mongbwalu en territoire de Djugu dans la province de l’ituri, plus de trente personnes sont mortes en quelques semaines seulement. Les avenues Alimasi 1 et 2 sont les plus touchées.
Ces décès arrivent dans des conditions étranges et effrayantes. Les chefs d’avenue se sont réunis le mardi 5 mai au bureau du quartier pour alerter tout le monde. La peur règne, et les rues se vident peu à peu.
Tout a commencé le 27 mars. Un cercueil avec un corps venu de Bunia arrive avenue Alimasi 1. Après une nuit, la famille change le cercueil pour un neuf. Mais les jeunes du quartier brûlent l’ancien sans faire les rites habituels. La fumée va vers Alimasi 1 et 2.
” Depuis ce jour, plus de 30 morts. Les esprits malins cognent aux portes la nuit. On voit le cercueil brûlé dans les rues, et les morts se multiplient “, raconte le chef d’Alimasi 2,
Les habitants vivent un cauchemar. Des ombres bougent dans la nuit. Des pleurs sortent de nulle part. La mort frappe sans prévenir, surtout les plus faibles. Personne ne dort plus. Les docteurs cherchent une maladie ou un poison, mais rien. Seule reste l’idée d’une colère des esprits, une malédiction née du feu profane.
La panique pousse les gens à fuir. Les avenues sont presque vides maintenant. Beaucoup louent des maisons au quartier Dépôt. Mais là-bas, ils font peur aux autres.
” Ils viennent de Shun, ils font peur aux autres “, dit le chef d’Alimasi 1.
Les familles se serrent dans la peur, refusant les réfugiés. La malédiction semble se propager comme la fumée elle-même. Cette histoire glaciale montre comment les vieilles croyances reviennent en force en Ituri. Sans rites pour calmer les morts, la vengeance continue.
Mais alors, Qui sera le prochain à entendre toquer à sa porte ?
Rédaction












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